Tandis que PlayStation martèle que sa position sur l’appartenance des jeux numériques pour les joueurs est claire, ces derniers contre-attaquent pour prouver le contraire.
À l’aube de la sortie de Marvel’s Wolverine, sa prochaine grosse cartouche à venir en exclusivité sur PS5, PlayStation n’en finit plus de s’attirer les foudres des joueurs. En effet, non content de continuer à prendre des décisions éditoriales douteuses pour son avenir, la firme continue également de s’enfoncer dans un argumentaire largement contesté pour défendre sa position sur l’arrêt du physique. Et sa communauté le prouve en compilant toutes les fois où PlayStation a affirmé sans vergogne que les jeux numériques appartenaient aux joueurs.
Dans l’affaire de la possession des jeux numériques, les joueurs contre-attaquent les arguments de PlayStation
« C’est pourtant clair », affirmait la compagnie très récemment devant le tribunal pour défendre sa position quant au caractère volatile des jeux numériques. « À l’ère du numérique, il n’est pas crédible de prétendre que des consommateurs raisonnables pensaient acquérir la ‘propriété’ d’un jeu », a notamment clamé le service juridique de Sony ; en rappelant par ailleurs que PlayStation se confirme à la loi exigeant la présence d’un avertissement « clair et bien visible » de cette clause dans les conditions générales d’utilisation affichées lors d’un achat.
Mais c’était sans compter sur la détermination sans faille des joueurs qui, comme révélé par la page « Consumer Rights Wiki », qui suit de très près le recours collectif mené à l’encontre de PlayStation devant les tribunaux, ont dressé une liste de toutes les fois où l’éditeur japonais a affirmé le contraire. Et elles sont nombreuses, en témoignent la quarantaine de citations réunies et affichées sur cette page dédiée à l’affaire évoquant mot pour mot la façon dont les jeux numériques « appartiennent » aux acheteurs. En voici quelques exemples :
- « Chez PlayStation, nous comprenons que vous puissiez parfois avoir envie de partager un jeu que vous possédez avec un ami ou, au contraire, d’essayer l’un de ses jeux avant de décider de l’acheter vous-mêmes »
- « Veillez à ne pas acheter un contenu que vous possédez déjà »
- « Avec le PlayStation Portal remote player, vous pouvez accéder aux jeux de votre PS5 via le Wi-Fi, et avec le PS Plus Premium, vous pouvez également streamer avec le cloud certains titres que vous possédez numériquement »
- « Pour mettre à niveau un jeu PS4 numérique éligible que vous possédez déjà vers la version numérique PS5 »

Une affaire bien partie pour durer
Donc, il est vrai, les conditions générales affichées par PlayStation lors d’un achat sont peut-être claires, mais les mots employés par la compagnie dans sa communication, eux, le sont beaucoup moins. Car en répétant à qui veut l’entendre via ses différents discours que les joueurs « possèdent » les jeux qu’ils ont acheté, y compris au format numérique, la firme envoie définitivement un message contradictoire. Et c’est précisément sur ce point que pourrait jouer le recours collectif afin de plaider en faveur des consommateurs.
Bien sûr, rien ne dit toutefois que cette solution sera la clé. Après tout, d’autres lois existent pour aller dans le sens de PlayStation, et pourraient ainsi permettre à la compagnie de gagner la faveur des tribunaux dans cette affaire. Ce qui, pour les joueurs, serait alors assurément une grosse défaite. En attendant, une chose est sûre : nous sommes loin d’en avoir terminé avec ce litige, qui pourrait durer encore bon nombre de mois avant de trouver une réponse définitive auprès de la justice. Quant à savoir qui de Sony ou des joueurs aura gain de cause, c’est un mystère.
Source : Consumer Rights Wiki